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Autrefois quand les gens achetaient des produits sur le marché local ou chez l'épicier ils connaissaient leur origine et comment on les produisait et souvent, ils rencontraient le producteur lui-même. Aujourd'hui la majorité des gens auraient de la peine à indiquer sur une carte mondiale l'origine des biens qu'ils achètent. Encore moins connaissent ils les conditions sous lesquelles ils ont été produits. Ces circonstances expliquent sûrement en partie les problèmes que beaucoup d'autres gens rencontrent dans des pays moins développés.
Nous ne serions point enchanté d'apprendre que les produits que nous avons légalement acheté dans un magasin proviennent d'un vol. Nous n'achèterions jamais des produits qui seraient la cause de la destruction de notre environnement. Nous réprouvons la pratique d'acheter à prix cassés des biens à des gens en détresse. Nous ne nous sentirions point à l'aise en voyant des enfants et des adultes asservis comme des esclaves au travail.
| | Pourtant nous achetons chaque jour des biens sans être conscients du fait que beaucoup d'eux impliquent à différents degrés l'une ou l'autre des situations que nous venons de donner en exemple. Si en connaissance de cause nous continuons à acheter ces biens, nous devenons selon nos lois complices d'un crime. Pour forte que cette affirmation apparaisse elle perd presque tout son poids si nous la confrontons à la réalité du crime présumé. Pourvu qu'une cour se déclare compétente, le plus qu'on risquerait serait une mise en garde solennelle. A part cela où il n'y a pas d'accusateur il n'y aura pas de cause.
C'est exactement cela qui arrive au victimes des situations précitées: ils n'ont pas les moyens de porter leur cause en justice, ainsi nous n'entendrons jamais parler d'eux. Même si quelqu'un tenterait une poursuite il se trouverait devant le problème d'identifier un grand nombre d'offenseurs. Bien évidemment c'est l'effet agrégé de ces petites injustices qui cause des grandes injustices à ces victimes impuissantes.
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